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Niccolò Paganini · Intégrale des CapricesNiccolò Paganini · The Complete Caprices

Le Projet
Paganini

The Paganini
Project

Les 24 Caprices transcrits et gravés à l'alto — une première en Europe depuis l'intégrale d'Emanuel Vardi en 1965.The 24 Caprices transcribed and recorded on the viola — a European first since Emanuel Vardi's complete recording of 1965.

Pierre Lenert · AltoPierre Lenert · Viola
Pierre Lenert et son alto Jean-Baptiste Vuillaume
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Le ProjetThe Project

« L'alto du Diable »

«The Devil's Viola»

Cet enregistrement des Caprices de Niccolò Paganini gravés par un alto est une première en Europe depuis l'intégrale réalisée par Emanuel Vardi en 1965 chez Epic.

This recording of Niccolò Paganini's Caprices on the viola is a European first since the complete set made by Emanuel Vardi for Epic in 1965.

Le miracle des Caprices est d'être plus que de simples études de virtuosité : de véritables petits bijoux, des chefs-d'œuvre dans lesquels l'auteur s'est plu à concentrer maintes difficultés techniques, inventées pour provoquer une richesse harmonique tout à fait insoupçonnée. Cette orfèvrerie de musicalité peut faire penser aux airs du Bel Canto des opéras italiens — Donizetti, Bellini, voire Rossini.

The miracle of the Caprices is that they are far more than mere virtuoso studies: true little jewels, masterpieces in which their author delighted in concentrating countless technical difficulties, devised to provoke an utterly unsuspected harmonic richness. This goldsmith's work of musicality recalls the Bel Canto arias of Italian opera — Donizetti, Bellini, even Rossini.

Paganini n'a pas seulement dépassé tous ses prédécesseurs : il a inventé et réalisé par lui-même des difficultés jusqu'alors inconnues. Si les aigus représentent pour lui le Paradis, en opposition à l'Enfer des graves, on comprend que Schubert ait pu dire de lui qu'il avait entendu jouer un ange. Paganini a influencé profondément les grands romantiques — Schumann, Liszt, Brahms, Rachmaninov…

Paganini did not merely surpass all his predecessors: he invented and brought to life difficulties until then unheard of. If the high register was for him Paradise, set against the Hell of the low strings, one understands how Schubert could say that he had heard an angel play. Paganini profoundly influenced the great Romantics — Schumann, Liszt, Brahms, Rachmaninov…

Paganini était altiste. Ces Caprices, que nous avons tous dans l'oreille joués au violon, obligent à une transcendance de la technique de l'alto.
Paganini was a violist. These Caprices, which we all carry in our ears played on the violin, demand a transcendence of viola technique.

Ces Caprices ont ouvert un nouvel univers aux compositeurs et permis aux violonistes de prendre de la distance avec leur instrument. Les altistes ont à faire de même : oublier les contingences de l'instrument que Paganini dominait si bien, et se libérer de l'ordinaire pour approcher la vraie beauté.

These Caprices opened a new universe to composers and allowed violinists to step back from their instrument. Violists must do the same: forget the contingencies of the instrument Paganini mastered so well, and free ourselves from the ordinary to approach true beauty.

Cet enregistrement est dédié à nos grands anciens, virtuoses précurseurs qui nous ont montré la voie : Emanuel Vardi et William Primrose. Et bien sûr à tous les jeunes altistes que conquerront la musicalité et le côté rebelle de ces œuvres.

This recording is dedicated to our great forebears, the pioneering virtuosi who showed us the way: Emanuel Vardi and William Primrose. And, of course, to all the young violists who will be won over by the musicality and the rebellious spirit of these works.

Pierre Lenert
Pochette de l'album Paganini's Complete Caprices
Paganini's Complete Caprices · Label Paraty, 2017Paganini's Complete Caprices · Paraty label, 2017
Portrait de Pierre Lenert
L'interprèteThe Performer
« J'ai appris à nager seul dans les Caprices de Paganini. »«I taught myself to swim alone in these uncharted waters.»
La PresseThe Press
« Il ne savait pas que c'était impossible, donc il l'a fait. »
«He did not know it was impossible, so he achieved it.»
Frédéric Lodéon — France Musique
Sa version pour alto des 24 Caprices de Paganini : le résultat est proprement bluffant de maîtrise technique, mais surtout de musicalité, d'imagination sonore et d'art de la mise en scène de chacune des miniatures.
Beyond the bluffing technical mastery, this is a great achievement in musicality, in the discovery of new sound worlds, and in the art of "staging" each of the miniatures.
Alain Cochard — Concertclassic.com
Au-delà des prouesses virtuoses se cache une musicalité angélique et céleste que peu de solistes savent restituer : le cheminement d'un grand interprète, paganinien de la première heure, s'affirme dans ce double album.
Beyond the virtuoso prowess lies an angelic and celestial musicality that few soloists know how to conjure up: from the imaginary celestial realm to the incarnated terrestrial world, Pierre Lenert pursues the path of a great interpreter, a natural Paganinian.
Alban Deags — ClassiqueNews
Dès les premiers instants de ce formidable double album, l'auditeur oublie qu'il s'agit de transcriptions, tant ces redoutables merveilles sonnent de façon diaboliquement évidente sur son Jean-Baptiste Vuillaume de 1865.
From the very first moments of this formidable double album, the listener forgets these are transcriptions, so diabolically self-evident do these fearsome marvels sound on his 1865 Jean-Baptiste Vuillaume.
L'Est Républicain
« Une sonorité charnue et un lyrisme capables d'humaniser les pires tortures conçues par Paganini pour les doigts et les oreilles : éblouissant. »
«A fleshy sonority and a lyricism able to humanise the worst tortures Paganini devised for fingers and ears: dazzling.»
Le Figaroscope
Notes de l'interprètePerformer's Notes

Une révolution

A Revolution

— I

Paganini, une révolution

Paganini, a Revolution

Quand Paganini a composé ses Caprices, il a révolutionné la technique du violon. Il y a un « avant » et un « après » Paganini : une œuvre comme le Concerto pour violon de Brahms en résulte d'une certaine manière. Au-delà des aspects techniques, ce qui est fascinant, c'est l'impression d'assister à une série d'opéras en miniature, souvent très espiègles, pleins de lumière. Il ne faut pas oublier que Paganini était altiste : je me suis plu à imaginer qu'il jouait ces Caprices à l'alto, et j'ai pris le parti de réaliser ma propre transcription.

With his Caprices, Paganini revolutionised the technique of violin-playing. There is a "before" and an "after" Paganini: a work like Brahms's Violin Concerto takes its roots in them. Beyond the technical difficulties, what fascinates is the impression of attending a series of miniature operas — often mischievous, full of brightness. And one should not forget that Paganini was a violist: I liked to imagine he might have played these Caprices on the viola, and so I decided to devise my own transcription.

— II

Un univers poétique

A Poetic Universe

Pour les violonistes, jouer les Caprices s'inscrit dans l'exercice de la virtuosité. En les adaptant à l'alto, j'ai au contraire cherché à me les approprier un à un, à réfléchir en profondeur à leur substance poétique, non à la difficulté d'exécution — même si elle est bien réelle. Je joue un Jean-Baptiste Vuillaume de 1865, copie de Stradivarius, à la sonorité claire et chaleureuse : il m'a fallu sept ans pour le faire sonner comme je le souhaitais. J'ai choisi un archet de François Peccatte en bois d'amourette, pour la chaleur et la précision.

For violinists, playing the Caprices belongs to the exercise of virtuosity. In adapting them to the viola, I sought instead to take possession of each piece, one by one, and to reflect deeply on its poetic substance rather than on the difficulty of execution — real and unavoidable as it is. I play an 1865 Jean-Baptiste Vuillaume, a copy of a Stradivarius, with a clear and warm sonority: it took me seven years to make it sound as I wished. I chose a snakewood bow by François Peccatte, for warmth and precision.

— III

Au-delà de la virtuosité

Beyond Virtuosity

On considère les Caprices comme des études très écrites, mais Paganini a sans doute transcrit des séquences improvisées lors des joutes musicales de l'époque. Je ressens une grande liberté dans cette écriture : variété des tempi, des modes de jeu, et un lien presque constant avec l'opéra, le bel canto. J'imagine ce qu'en ferait un chanteur, en réfléchissant à la respiration. Mon jeu n'est pas dans la frénésie instrumentale. Sous l'excentricité du mythe, on ressent une sensibilité aiguë, une humanité, une intelligence exceptionnelle — un artiste très en avance sur son temps.

The Caprices are generally seen as tightly written studies, but Paganini surely also wrote down sequences he had improvised during the musical jousts of his time. I feel a great freedom in this writing: extreme contrasts of tempi and techniques, and an almost constant link to opera, to bel canto. I imagine what a singer would do, reflecting on where to breathe. My playing is far from instrumental frenzy. Beneath the eccentric myth lies an acute sensitivity, a humanity, an exceptional intelligence — an artist far ahead of his time.

Aller à l'essentiel dans les Caprices de Paganini, c'est ne pas se perdre dans le décoratif.
Going to the essence of Paganini's Caprices means never getting lost in the merely decorative.
— IV

Une entreprise de longue haleine

A Long-Term Quest

Pendant trois ans, j'ai travaillé matin et soir sur cet enregistrement. Je suis passionné par Paganini depuis l'enfance — d'abord violoniste, j'ai commencé l'alto vers seize ans et suis entré au CNSMP la même année dans les deux classes. Enregistrer l'intégrale n'a de sens pour moi qu'en relation avec une méthode de travail et une édition de la partition : un grand « Paganini Project ». J'ai pensé aux générations futures, à la possibilité pour les altistes de s'approprier ces pièces. Mon baromètre le plus fiable : voir ma fille de quatre ans se mettre à danser en m'écoutant — le signe le plus évident que j'étais dans la bonne direction.

For three years I worked day and night on this recording. I have loved Paganini since childhood — first a violinist, I took up the viola around sixteen and entered the Paris Conservatoire the same year in both classes. Recording the complete Caprices only makes sense to me alongside a working method and an edition of the score: a great "Paganini Project". I thought of future generations, of violists taking possession of these pieces in their turn. My most reliable barometer: seeing my four-year-old daughter begin to dance as she listened — the clearest sign I was moving in the right direction.

— V

Fantasmagories

Phantasmagoria

Il n'y a pas de fossé entre mon travail sur les Caprices et mon interprétation des Märchenbilder de Schumann : les deux musiciens se ressemblent dans leur vision du fantastique et de l'excentricité. Dans les Contes de fées de Schumann, je vois des dragons, des elfes ; dans les Caprices, c'est la même chose. Ce n'est pas un hasard si l'on a dit que Paganini avait fait un pacte avec le Diable — sa musique a la capacité de créer toutes sortes d'univers fantastiques. Au fond, la pensée de Paganini est une pensée du chant, pas seulement du violon. Il a réellement dépassé son instrument : c'est là que tout prend son sens.

There is no barrier between my work on the Caprices and my reading of Schumann's Märchenbilder: both composers share a fantastical worldview and a taste for eccentricity. In Schumann's fairy tales I see dragons and elves; in the Caprices, the same. It is no coincidence that Paganini was said to have made a pact with the Devil — his music can conjure all manner of fantastic worlds. At heart, Paganini's thought revolves around singing, not the violin alone. He truly went beyond his instrument: that is where it all makes sense.

— Pierre Lenert —
MédiasMedia

En images

On Screen

L'instrumentThe Instrument

Caprices gravés sur l'alto Jean-Baptiste Vuillaume de 1865, dit « Comte Basile Cheremetieff », et un archet de François Peccatte en bois d'amourette.

Caprices recorded on the 1865 Jean-Baptiste Vuillaume viola, known as the «Count Basile Sheremetev», with a snakewood bow by François Peccatte.

L'Alto SheremetevThe Sheremetev Viola

Origines nobles

Noble Origins

Cet alto de Jean-Baptiste Vuillaume faisait partie d'un quatuor décoré commandé par le comte Dmitri Nikolaïevitch Sheremetev, aristocrate russe, compositeur et grand mécène des arts. Les quatuors ornés du célèbre luthier français sont rares et d'une grande importance historique.

This viola by Jean-Baptiste Vuillaume was part of a decorated quartet commissioned by Count Dmitri Nikolaevich Sheremetev, a Russian aristocrat, composer and great patron of the arts. Decorated quartets by the celebrated French maker are rare and of great historical importance.

Au XIXᵉ siècle, l'Empire russe entretient une relation étroite avec la France : le Siècle des Lumières avait inspiré le règne de Catherine la Grande et nourri un intense échange intellectuel et culturel. La musique, la littérature et l'art français s'enracinent dans la vie de cour, et l'intérêt pour la musique occidentale entraîne naturellement celui pour les instruments. Au milieu du siècle, plusieurs Stradivari et des Vuillaume — le tsar Nicolas Iᵉʳ en possédait — figurent déjà dans les collections de la noblesse de Saint-Pétersbourg et de Moscou.

In the 19th century the Russian Empire maintained a close relationship with France: the Age of Enlightenment had inspired the reign of Catherine the Great and nourished an intense intellectual and cultural exchange. French music, literature and art took root in court life, and the interest in Western music naturally led to an interest in its instruments. By mid-century, several Stradivari and Vuillaume instruments — Tsar Nicholas I owned some — already figured in the collections of the nobility of Saint Petersburg and Moscow.

La famille Sheremetev, l'une des plus puissantes de Russie, remonte à l'époque d'Ivan le Terrible. Le comte Dmitri (1803-1871) hérite du théâtre, de l'opéra et de la chapelle de chœur de son père ; mélomane et connaisseur, membre d'honneur de la Société philharmonique de Saint-Pétersbourg, il soutient toute sa vie artistes, chanteurs et musiciens.

The Sheremetev family, one of the most powerful in Russia, can be traced back to the days of Ivan the Terrible. Count Dmitri (1803–1871) inherited his father's theatre, opera and choir chapel; a music lover and connoisseur, an honorary member of the Saint Petersburg Philharmonic Society, he supported artists, singers and musicians throughout his life.

Au dos de l'instrument, les armoiries des Sheremetev : deux lions tenant sceptre et globe crucigère, et la devise « Deus conservat omnia » — « Dieu préserve tout ».
On the back of the instrument, the Sheremetev coat of arms: two lions holding a sceptre and a globus cruciger, and the motto «Deus conservat omnia» — «God preserves all».
Armoiries des Sheremetev peintes au dos de l'alto
Les armoiries peintes au dos — « Deus conservat omnia »The painted coat of arms on the back — «Deus conservat omnia»

La révolution de 1917 bouleverse tout : en quelques mois, les Sheremetev perdent palais, domaines et fortune. On ignore le sort exact du quatuor durant cette période, mais en 1929 il refait surface aux États-Unis, à Chicago, entre les mains du violoncelliste et chef Alfred Wallenstein. Il passe alors par la maison Wurlitzer, puis par une succession de propriétaires — l'avocat Francis C. Dale, le mélomane Norman L. Goss, le marchand « Nash » Mondragon — avant que le quatuor ne soit finalement dispersé au milieu du XXᵉ siècle. Vers 1973, l'alto et l'un des violons sont vendus au psychiatre Albert Kaplan, membre fondateur de la Violin Society of America, puis présentés aux enchères des Tepper Galleries de New York en 1977.

The revolution of 1917 changed everything: within months the Sheremetevs lost their palaces, estates and fortune. The fate of the quartet during this period is unknown, but by 1929 it resurfaced in the United States, in Chicago, in the hands of the cellist and conductor Alfred Wallenstein. It then passed through the Wurlitzer firm and a succession of owners — the attorney Francis C. Dale, the music lover Norman L. Goss, the dealer "Nash" Mondragon — before the quartet was finally dispersed in the mid-20th century. Around 1973, the viola and one of the violins were sold to the psychiatrist Albert Kaplan, a founding member of the Violin Society of America, then offered at auction at the Tepper Galleries in New York in 1977.

Depuis 1994, l'alto Sheremetev est joué par Pierre Lénert, alto solo de l'Orchestre de l'Opéra national de Paris. C'est sur cet instrument qu'il a enregistré les 24 Caprices de Niccolò Paganini pour le label Paraty en 2017. Récemment, Tarisio a facilité la vente de l'alto à la Fondation Anne-Sophie Mutter.

Since 1994, the Sheremetev viola has been played by Pierre Lénert, first solo violist of the Orchestre de l'Opéra national de Paris. It was on this instrument that he recorded Niccolò Paganini's 24 Caprices for the Paraty label in 2017. Recently, Tarisio facilitated the sale of the viola to the Anne-Sophie Mutter Foundation.

1865

La factureThe Making

Jean-Baptiste Vuillaume réalise l'alto dans le cadre d'un quatuor décoré commandé par le comte Dmitri Sheremetev.

Jean-Baptiste Vuillaume makes the viola as part of a decorated quartet commissioned by Count Dmitri Sheremetev.

1917

La révolutionThe Revolution

La famille Sheremetev perd tout ; le quatuor quitte la Russie et disparaît un temps des regards.

The Sheremetev family loses everything; the quartet leaves Russia and vanishes from view for a time.

1929

L'AmériqueAmerica

Le quatuor réapparaît à Chicago chez Alfred Wallenstein, puis circule via la maison Wurlitzer.

The quartet resurfaces in Chicago with Alfred Wallenstein, then circulates via the Wurlitzer firm.

1977

Les enchèresThe Auction

Après plusieurs propriétaires et la dispersion du quatuor, l'alto passe aux Tepper Galleries de New York.

After several owners and the dispersal of the quartet, the viola passes through the Tepper Galleries in New York.

1994

Pierre LénertPierre Lénert

L'altiste de l'Opéra de Paris adopte l'instrument ; il y gravera l'intégrale des Caprices (Paraty, 2017).

The Paris Opera violist adopts the instrument; he will record the complete Caprices on it (Paraty, 2017).

2023

Fondation MutterMutter Foundation

Tarisio facilite la vente de l'alto Sheremetev à la Fondation Anne-Sophie Mutter.

Tarisio facilitates the sale of the Sheremetev viola to the Anne-Sophie Mutter Foundation.

Source de l'articleArticle source
« Noble origins: Vuillaume's "Sheremetev" Viola »
Par Jason Price — Tarisio, 20 septembre 2023By Jason Price — Tarisio, 20 September 2023
Lire sur Tarisio →Read on Tarisio →
Pierre Lenert
L'artisteThe Artist

Pierre Lenert

Alto solo de l'Orchestre de l'Opéra national de ParisFirst solo viola of the Orchestre de l'Opéra national de Paris
« Des interprétations de haut vol, d'une pureté d'intonation, d'une égalité de ton et d'une aisance confondante. » «High-flying interpretations, of pure intonation, even tone and disarming ease.» Costin Cazaban — Le Monde de la Musique

En 2020, Pierre Lenert a fondé le Duo Lenert-Hirose, réunissant deux artistes aux qualités musicales hors du commun. Etsuko Hirose et Pierre Lenert s'étaient rencontrés grâce aux Sonates opus 120 de Brahms en 2015 ; leur entente et leur complicité étaient alors apparues comme évidentes. Leur premier disque, « Passion », s'épanouit naturellement autour de ces deux chefs-d'œuvre.

In 2020 Pierre Lenert founded the Duo Lenert-Hirose, bringing together two artists of uncommon musical gifts. Etsuko Hirose and Pierre Lenert had met through Brahms's op. 120 sonatas in 2015; their understanding and complicity were immediately self-evident. Their first album, "Passion", grew naturally around these two masterpieces.

En 2015, il a également créé le Lenert-Fantasy-Group, formé de musiciens aux qualités humaines exceptionnelles. Reprenant des chefs-d'œuvre nés autour du répertoire lyrique, Pierre Lenert a voulu partager un programme original allant d'Aznavour à Trenet et Brassens, dans des arrangements inédits de Frédéric Sans et Régis Prudhomme.

In 2015 he also created the Lenert-Fantasy-Group, formed of musicians of exceptional human qualities. Drawing on masterpieces born of the operatic repertoire, he wanted to share an original programme ranging from Aznavour to Trenet and Brassens, in previously unheard arrangements by Frédéric Sans and Régis Prudhomme.

« Son sens naturel du Bel Canto, sa superbe maîtrise instrumentale et la luminosité de ses timbres donnent à chaque pièce charme et éclat… avec un style élégant, plein de fantaisie et de bonne humeur. » «His natural sense of Bel Canto, his superb instrumental mastery and the luminosity of his timbres give each piece charm and brilliance… in an elegant style, full of fantasy and good humour.» Diapason

Pierre Lenert est actuellement le seul altiste en Europe à avoir relevé le défi d'enregistrer les 24 Caprices de Niccolò Paganini à l'alto, chez Paraty, depuis l'intégrale interprétée par Emanuel Vardi en 1965 chez Epic.

Pierre Lenert is currently the only violist in Europe to have taken up the challenge of recording Niccolò Paganini's 24 Caprices on the viola — for Paraty — since the complete set performed by Emanuel Vardi for Epic in 1965.

Sa discographie comporte l'intégrale de l'œuvre pour alto et piano d'Henri Vieuxtemps, ainsi que plusieurs disques-récital consacrés à la musique de Carl Reinecke, Niccolò Paganini, Felix Mendelssohn, Georges Enesco, Jean Françaix, Darius Milhaud, Clara Schumann, Johannes Brahms et Joseph Joachim.

His discography includes the complete works for viola and piano by Henri Vieuxtemps, as well as several recital albums devoted to the music of Carl Reinecke, Niccolò Paganini, Felix Mendelssohn, George Enescu, Jean Françaix, Darius Milhaud, Clara Schumann, Johannes Brahms and Joseph Joachim.

« Avec Pierre Lenert, la musique monte d'un ton, grâce à une interprétation splendide de l'altiste français — sûr, lyrique, et capable de doter son phrasé d'une perfection continue. » «With Pierre Lenert, the music rises by a degree, thanks to a splendid interpretation by the French violist — assured, lyrical, and able to lend his phrasing a continuous perfection.» El Periódico — Barcelone

Sa rencontre avec Yehudi Menuhin fut déterminante : sous sa direction, il interpréta Harold en Italie de Berlioz et le Concerto de Bartók, et devint soliste de sa Fondation. Pierre Lenert est aussi lauréat de la Fondation Philip Morris et de grands concours internationaux : Lionel Tertis, Markneukirchen et Maurice Vieux.

His meeting with Yehudi Menuhin proved decisive: under his baton he performed Berlioz's Harold in Italy and Bartók's Concerto, and became a soloist of his Foundation. He is also a laureate of the Philip Morris Foundation and of major international competitions: Lionel Tertis, Markneukirchen and Maurice Vieux.

Pierre Lenert est directeur artistique du Festival international de musique de chambre « Sérénade » ainsi que du festival « Le Goût de la Musique ». Il est professeur à l'École Normale de Musique Alfred-Cortot et au CRR de Créteil. Avec les éditions Billaudot, il a réalisé l'adaptation des Caprices de Niccolò Paganini à l'alto, couplée d'une méthode de travail destinée à guider les jeunes générations dans leur étude.

Pierre Lenert is Artistic Director of the "Sérénade" International Chamber Music Festival and of the "Le Goût de la Musique" Festival. He teaches at the École Normale de Musique Alfred-Cortot and at the CRR de Créteil. With Éditions Billaudot, he has produced an adaptation of Paganini's Caprices for the viola, coupled with a working method designed to guide younger generations in their study.